jeudi 29 mai 2008

Funérailles... bis

Ca commence à devenir une habitude, je tarde vraiment à vous donner des news!!! Surtout que maintenant blogger à l'air de marcher, donc je n'ai même plus d'excuses...





En bref, quelques news de la semaine dernière :


Bon je dois dire que ce qui a été le plus "marquant" est que je suis tombé malade!!! Et oui c'est enfin arrivé! Je ne l'attendais plus mais voilà... Je vous rassure tout de suite, pas de malaria ou de fièvre typhoïde. Juste quelques amibes... mais je vous assure aussi que ça change les rapports avec les toilettes...


Cependant, même en étant malade j'ai bossé! Et oui qu'est ce que vous croyez, on n'est pas des feignants ici. Donc tous les matins, levé à 4h45 pour être à 6h au centre de Kumasi et partir faire des évaluations de plantation ou de biodiversité.


Comme la semaine dernière j'en ai profité pour faire un peu de "Bird watching"! Sympa de découvrir de nouvelles espèces tous les jours, j'en connais qui doivent être verts de jalousie...


Et j'ai donc à nouveau pu retourner en forêt! Youpi!!! Sérieusement c'est vraiment sympa de faire des inventaires, mais j'ai l'impression d'être le seul à aimer ça. Les Ghanéens qui m'accompagnaient en avaient marre au bout d'une heure! Mais il fallait bien que je fasse quelques relevés, car sinon les visites seraient assez peu fructeuse au vue du prix... 40GHcedis dépensés mercredi et 60 vendredi avec le FORIG!!! Budget explosé au bout de deux visites, donc j'arrête là : pas le choix, pas de sous (pour ceux qui ne sont pas au courant, je finance tout de ma poche, et d'une bourse que je devrais peut être j'espère un jour hypothétiquement normalement si tout va bien dans le meilleur des cas recevoir du SEL).

L'équipe du FORIG après la visite de certaines de leurs plantations


Comme d'habitude, je suis aussi allé quérir des informations auprès de certains chercheurs du FORIG et gestionnaires du service forestier, avec peu de résultats mais beaucoup de bonnes intentions...!


Donc après avoir vidé mes poches et mon estomac, est arrivé le week-end! (Vous avez quand même beaucoup de chance car je ne raconte mes week-ends qu'à vous. Alors que je rédige un rapport hebdomadaire à mes différents encadrants et collègues qui ne parle que de boulot!


Il faut bien faire autre chose, c'est fatiguant de travailler par 35°C quand même.)


Je n'ai pas pu en "profiter" pour me reposer beaucoup car ce week-end correspondait aux 40 jours suivant le décès de la grand-mère d'Edmund, donc aux "vraies" funérailles!


Edmund m'a fait tisser une magnifique chemise de deuil, malheureusement il ne m'a pas dit qu'elle ne se portait que le dimanche... alors samedi matin, jour des funérailles, j'ai failli partir avec! Heureusement Steven m'a arrêté tout de suite. En fait, cette chemise est noire et blanche, couleurs qui se portent le dimanche après les funérailles. Le samedi, pour les funérailles, il faut s'habiller en rouge et / ou en noir.


J'ai assisté à presque tout : la présentation du corps (oui oui, 40 jours après le décès), la cérémonie à l'église, mais pas l'enterrement car j'avais un rendez vous à mon église.


Pour l'annecdote, la grand-mère a été enterrée... dans notre garage! Et oui, c'est devenu un caveau improvisé. Donc maintenant je vis dans un cimetière...

La maison, repeinte, avec le "caveau" à gauche...


En fait c'est parce que cette dame est originaire de Fumesua, et possède un grand nombre de différents bâtiments à Kumasi et aux alentours. Elle désirait se faire enterrer à Fumesua, mais pas au cimitière car il est trop petit et après un ou deux an, les emplacements y sont "recyclés"... Donc elle a choisi la maison où j'habite!


Les funérailles étaient vraiment similaires à celles d'il y a un mois, à ceci près que beaucoup plus de membres de la famille étaient là, par exemple le père d'Edmund est venu des USA. Il y avait vraiment un nombre impressionant de personnes présentes. La cérémonie est assez ennuyante, surtout parce qu'ils parlent twi... Mais heureusement, j'étais avec quelques amis ce qui a permi de passer le temps rapidement.

Tentes de funérailles typiques. Des cadeaux sont amenés à l'époux de la défunte

Emma, Steven, Samuel et un de leurs amis (de G. à D.)


J'ai aussi appri ce jour là que Patricia, mon amie allemande à Kumasi, était tombée d'un pont, à 3m de hauteur. Heureusement et par miracle, elle n'a rien de cassé, mais elle est bien traumatisée et a de beaux hématomes...


Donc la vie au Ghana, vous voyez, c'est pas la joie tous les jours pour tout le monde. Mais comme on dit ici "on fait avec". Et pour moi c'est toujours le top de découvrir tout ça!


Cette semaine, je suis de retour à Damongo pour de nouvelles aventures. J'espère vous raconter ça très bientôt!


D'ici là passez un bon week-end

lundi 19 mai 2008

Une semaine de terrain !

Et oui je fais ENFIN du terrain :


la semaine derniere, j'ai passe une journee en foret et deux a faire des inventaires de biodiversite pour les plantations de cette annee. Il faut que l'on determine quelle est la biodiversite en terme de plantes, d'oiseaux et de mammiferes avant la preparation du terrain et l'etablissement de la plantation. L'objectif est d'etablir un suivi et de voir en fin de compte si on a bien augmente la biodiversite grace aux plantations.


Certaines fois, ca se passe sur un terrain cultive, donc la biodiversite est assez faible. Mais vendredi, nous sommes alles sur un terrain qui est proche d'une foret et principalement non cultive depuis plusieurs annee. On se rend compte alors a quel point la biodiversite augmente. Les oiseaux ne sont pas du tout les memes (le probleme etant que, charge de les identifier, je ne connaissais pas leurs chants, et ils etaient tous tres tres bien caches dans les buissons...) et les plantes vraiment tres diverses.


Concernant la sortie en foret, je me suis rendu mardi a un site de plantation vieux de 11 onze etabli par des fermiers et par le Forestry Department. Les especes utilisees sont locales, dont la plupart de celles qu'A Rocha utilise pour Climate Stewards, c'est donc un site tres interessant ! Le site ressemble deja a une foret, et les arbres font plus de 20m de haut!!!! (Pour les forestiers, ca veut dire plus de 2m de croissance en hauteur par an...).


J'ai donc fait quelques mesures, mais malheureusement l'equipe sur place avait un meeting en fin de matinee et je n'ai pas pu faire tout ce que je voulais. J'espere pouvoir finir cette semaine !

La plantation, onze ans...


Sinon j'ai pu aller voir le service d'immigration pour mon passeport. Il faut une semaine pour le renouveller, ca coute 40cedis (plus ou moins sous la table, j'ai pas bien compris, et vu la tete du bout de papier que j'ai recu je doute de la destination de la somme...), mais ouf c'est fait. Je le recupere vendredi.


Je suis aussi alle chercher ma nouvelle chemise africaine, yeah ! Donc comme Dam me l'a demande, je vous met une photo ! (N'hesitez pas a demander si vous vouler des photos de quelque chose dont je parle).

Ma chemise, la classe non?


Je suis aussi alle pour la premiere fois (!) boire un coup avec des amis allemands, et j'ai bu ma seconde biere en deux mois! Et oui ici on reste sobre...


BOn sur ce je vous laisse et vous souhaite une bonne semaine!

Les enfants d'un orphelinat que j'ai visite vendredi, trop choux

Ils ont besoin d'aide !!!

Quelques news apres un apre combat avec internet...

Week-end à Accra

Arghhhhhhhhhhhh Blogger ne marche plus sur mon portable ! Je pense que le site a des problèmes et que vu la vitesse de ma connections, impossible d’accéder au site !!!! Bref ça fait des jours que j’essaye de poster des news. Désormais vous pouvez aussi regarder sur
tim-au-ghana.over-blog.com, j’ai créé un nouveau blog par urgence !
Bon quand même là il faut que je vous raconte mon dernier week-end (il y a une semaine, pas hier !).
Je suis parti jeudi dernier (il y a deux semaines) pour Accra, jusqu’à dimanche.
Le « plan », initialement, était que je dois renouveler mon visa avant le 20 mai pour rester en règle, et je pensais que je ne pouvais le faire qu’à Accra… J’avais donc planifié de partir en milieu de semaine et d’y rester le week-end pour visiter Thérésa, Moyse et les garçons. Mais le début de la semaine dernière a été quelque peu chamboulé, et les activités que j’avais prévues annulées, ce qui fait que j’ai eu le temps d’aller au… service d’immigration de Kumasi ! Et oui j’ai découvert qu’il y en avait un en plein centre ville et qu’ils pouvaient renouveler mon visa… donc pas besoin d’aller à Accra pour ça ! Mais mais mais, entre temps j’ai aussi découvert qu’un professeur d’Accra avait travaillé sur le stockage de carbone au Ghana, et que le rencontrer pourrait m’apporter pas mal d’infos intéressantes.
J’ai donc décidé de garder mes plans comme prévu.
Jeudi matin, en route pour Accra avec les bus climatisés STC ! Il fait toujours trop froid là dedans et j’ai toujours peur de tomber malade, mais bon il parait que c’est le confort…
Le trajet est assez long, malgré les films « locaux » diffusés dans le bus, car nous passons près d’une heure dans les bouchons à Accra, pourtant pas à une heure d’affluence. Thérésa passe me chercher à la gare routière et je passe l’après midi au bureau d’A Rocha Ghana Accra que je n’avais pas encore visité ! J’apprends aussi que deux volontaires américains travaillent actuellement avec A Rocha Ghana, amis malheureusement pas ce jour là.
Le soir, je retrouve avec plaisir Juju, Tsitsi et Moyse ainsi que les sœurs et frères et la mère de Moyse (qui sont tous voisins). « Uncle ! » ça fait bizard d’être appelé comme ça mais c’est sympa quand même, ça change de « Obruni » ou « Kwasi ». Je leur ai apporté quelques jouets et ils sont tout contents, ce qui les amène à se coucher très tard et fatigue tout le monde… (Merci Uncle Tim…).

Vue d'un batiment de Legon

Vendredi, je passe la journée à l’université du Ghana, Legon, à Accra. C’est un très joli site, les bâtiments sont anciens et en bon état, les allées sont assez bien tenues, rien à voir avec le KNUST (université technique) à Kumasi !
Je pars à la recherche de la thèse de E. M. Attua, le professeur que je souhaite rencontrer, mais impossible de mettre la main dessus, car elle a été empruntée sans signature à la bibliothèque… Heureusement, je le trouve à son bureau, et il décide de me prêter sa thèse ! Sans reçu sans rien, je suis assez étonné de sa confiance. Il se trouve qu’il connaît mon référent à l’école, ce qui aide sans doute. Il m’oriente aussi vers quelques publications locales.

La bibliotheque de Legon

Après cette journée assez fructueuse, je retrouve en ville un ami que j’ai rencontré à Kumasi et qui travaille comme volontaire dans un orphelinat à Accra. Il s’appelle Edwin et vient de Belgique. C’est le premier Obruni auquel j’ai parlé ! Avec une de ses amies, nous visitons un quartier très « huppé » où nous croisons un nombre incroyable de blancs. Je découvre un énorme supermarché (bon énorme pour ici, c’est pas plus grand qu’un champion ou simply !) avec tout plein de produits introuvables à Kumasi (du nutella par exemple…). Nous prenons un café (un vrai ! pas du nescafé !) ainsi qu’une part de gâteau (là aussi des vraies pâtisseries ! Pas les espèces de cakes pas sucrés qu’on trouve partout), dans un café à côté du supermarché, pour ce que j’appellerai un grand moment de ressourcement…
Je découvre également qu’Accra st une ville bien plus belle et développée que Kumasi. Il y a beaucoup de bâtiments modernes, et j’apprends aussi qu’il existe même un ministère pour le « développement de la capitale » ( mais quid des autres villes du pays ???) !
Samedi, je passe la journée à lire la thèse de M. Attua et à la photocopier. Je fais aussi quelques achats car j’ai décidé de cuisiner quelques desserts pour la famille de Thérésa ! Oh rien de très compliqué : crème caramel (alias œufs au lait) et tarte tatin. Malgré le four à gaz, opération réussie, et je suis assez fier de moi. Malheureusement, je me rends compte que Thérésa et Moyse les trouvent trop sucrés. Ce n’est pas qu’ils n’aiment pas le goût, c’est qu’ils ont une phobie du sucre ! En fait, j’apprends que du fait de la forte teneur en féculents de leur alimentation (fufu, banku, cocoyam, etc), ils sont très peu enclins à consommer du sucre en plus. En plus, ils n’aiment pas trop se brosser les dents alors ils évitent le sucre pour éviter les problèmes. Cela m’explique mieux l’absence quasi-totale de sucre dans les « pâtisseries » que l’on trouve habituellement ! De mon côté, je prêche la gastronomie française et espère les voir consommer plus de fruits et de légumes…
Le week-end s’achève dimanche, après l’église – que je supporte toujours aussi peu à cause du niveau sonore et de la bizarrerie des prédications – et un red red cuisiné par Thérésa. Je pars à 14h30 pour prendre le bus STC sensé partir à 16h30, mais arrivé à la gare, j’apprends qu’on m’a donné une fausse information (pourtant le matin même au téléphone) et que le dernier bus vient juste de partir ! Petit moment de panique intérieure… Mais je me souviens qu’il existe d’autres compagnies ! Je saute dans un taxi et arrive à une autre station : ouf, il reste des bus pour Kumasi !
Finalement, je rentre à 21h à Fumesua, après 5h de trajet dans un vieux bus mais bien confortable, avec le dvd d’un concert à la mémoire de Bob Marley : reggae, reggae reggae ! (Bat, si tu lis ce message, saches que j’ai découvert un peuple qui écoute du reggae sans herbe et sans alcool, si si c’est possible !).

Circle, l'un des lieux les plus frequentes d'Accra

mardi 6 mai 2008

Même au Ghana, Ich spreche Deutsch !

Bon ben ça y est, j'ai trouvé une solution pour pratiquer mon allemand ici.


J'ai rencontré une étudiante allemande à la faculté, Patricia, le premier "Obruni" auquel je parle !


Elle aussi elle en a marre de parler anglais tout le temps (enfin plutôt "Twinglish" ici, alias un mélange de Twi et d'anglais), donc nous avons décider de parler allemand quand nous nous voyons. J'ai pu remarquer à cette occasion que mon vocabulaire s'était sérieusement appauvri depuis quelques mois, et que j'ai besoin de réviser tout ça d'urgence !


Donc comme d'habitude, où que j'aille, quoi que je fasse, je trouve toujours un moyen de parler allemand !


J'essaye aussi d'améliorer mon Twi, mais j'ai vraiment du mal à retenir le vocabulaire. J'ai acheté un petit livre pour apprendre. Mais la façon de prononcer est assez différente de la façon dont c'est écris, alors je galère un peu. Enfin, les gens sont toujours étonnés quand un Obruni leur répond en twi, et ils apprécient ceux qui font l'effort d'apprendre. J'ai aussi remarqué que de nombreuses personnes ne parlent pas anglais, et donc sans twi, la communication est impossible avec eux!





Sinon, la semaine dernière a été bien occupée : j'ai visité les deux derniers sites de plantation de 2007, et nous avons visité une communauté pour signer l'accord de participation à Climate Stewards. J'ai eu aussi beaucoup de travail à faire avec un questionnaire à préparer, une fiche de relevés, et de nombreuses personnes à rencontrer. Cela nous a permi de rencontrer Ben, un technicien forestier qui vient de finir ses études et qui effectue son service civil (obligatoire ici après un premier diplôme) au lycée d'Ejisu, un des sites que nous avons visité. Il s'y connait très bien en espèces d'arbres et gère le site d'une très bonne façon. Il promeut même les espèces d'arbres non plantées mais issues de la régénération naturelle ! ça fait plaisir de travailler avec des gens comme lui qui ont tout compris.


Le 1er mai, nous sommes allés à la piscine avec Edmund, mais il y avait un évènement spécial, et la place était tellemment blindée que ce n'était pas génial. Maintenant j'ai décidé d'y aller uniquement le dimanche matin après l'église (qui finit à 8h30). Là il n'y a personne et je peux nager comme je veux.


J'ai aussi décidé de me faire faire une chemise locale. J'ai acheté le tissu, amené chez le couturier, j'attends le résultat dans une semaine !


Sinon il commence à pleuvoir vraiment régulièrement ici, presque tous les jours ! La saison des pluies arrive. Je dois penser à prendre mon K-way à chaque sortie ! Il faut reconnaître que c'est bien agréable d'avoir un temps plus frais donc ces pluies sont quand même les bienvenues, et puis on en a besoin pour planter les arbres d'ici un mois!





Voilà pour les news depuis Kumasi


Cette semaine, je dois me rendre sur un site de plantation de la Forestry Commission pour faire des relevés et des interviews, puis aller à Accra pour faire renouveller mon Visa et rechercher de la littérature à l'université. J'ai hâte de revoir Thérésa et ses bouts de choux !





Bon et puis pour finir, un peu de botanique (pour changer), et de zoologie (oubli de l'article sur Mole)
Bilinga (Nauclea diderichii)
Fromager (Ceiba pentandra)
Limba (Terminalia superba)
Phacochère (Pumba pumba)

dimanche 27 avril 2008

Mole National Park, que du bonheur !


Ca y est c'est fait, je suis allé à Mole NP !

Petite demi journée touristique jeudi matin : départ à 5h de Damango pour Mole

Puis mini safari (à pied) avec un garde chasse du parc ! Et là, ça en met plein les yeux... Des antilopes, des singes, des oiseaux magnifiques, des crocodiles et des éléphants ! Je vous met quelques preuves à la suite !!

Au retour, Daryl tenait à me faire visiter les deux sites touristiques de Larabanga, le village juste avant le parc. Il s'agit d'une mosquée de 1421, la plus vieille d'Afrique de l'Ouest, en matériaux naturels (terre, bois). Cette mosquée aurait été construite par le fondateur du royaume de Gondja, qui existe toujours (Damango en est la capitale). Un baobab est planté devant. La légende veut que le fondateur ait été enterré à cet endroit et que l'arbre y est été délibéremment planté, pour que, en mangeant ses feuilles, le fondateur soit toujours présent dans la communauté.

L'autre attraction est une pierre sacrée, qui serait capable de permettre à Dieu (Allah) de répondre aux prières. De plus, elle serait indéplaçable, et c'est pourquoi la route ferait un détour en zigzag au lieu de continuer tout droit...

Le reste se dit en photos !

Bises à toutes et à tous !


Crocodile du nil





Kobe

Mosquée de Larabanga et son baobab


La pierre sacrée et un des responsables du site de plantation

mercredi 23 avril 2008

Damango, premiers jours

Me voici enfin à Damango !
Bien des péripéties pour arriver ici :
Je devais partir dimanche matin, mais finalement on s'est apperçu que le bus arrivait trop tard à Tamale et que je ne pourrais pas prendre une correspondance pour Damango avant le lendemain ! Hors de question de pays une nuit d'hôtel à Tamale, donc je réussit à échanger mon billet, après moultes combats de persuasion au guichet, pour lundi matin ! Heureusement, car Daryl, qui devait être à Tamale mardi, s'y rend finalement lundi et je pourrais faire le trajet vers Damango avec lui.
Départ à 7h de Kumasi avec la compagnie STC : bus climatisés, à l'heure, le rêve quoi.
Le trajet (de 7h) se passe tranquillement, jusqu'à ce que Daryl m'appelle à 12h30 pour me dire que son bus pour Damango est censé partir à 13h... ce qui signifie qu'il faut que je descende au carrefour pour Damango (car on y passe pour aller à Tamale) et attende le bus. Manque de chance, on vient de dépasser le carrefour... je descends donc au prochain check-point, au milieu de nulle part.
J'attend une bonne heure, toujours pas de bus (le carrefour est à 40 minutes de Tamale). J'appelle Daryl qui me dit que le bus n'est toujours pas parti... Finalement, il ne part qu'à 16h00 de Tamale, et je le prends à 16h45 après 4h d'attente dans le néant.
"Bienvenue dans le Nord"! me dit Daryl
Le trajet jusqu'à Damango s'effectue sur une route cahotique, mais le bus est bien équipé et fonce sur la piste en doublant tous les véhicules individuels qui eux ont bien du mal à avancer.

J'arrive donc saint et sauf à Damango à 18h passé, près de 12h après avoir quitté Kumasi !
Je loge dans une Guest house au prix imbattable de 7Ghc (4€50) la nuit, vraiment très bien.

Nous mangeons au restaurant local, qui lui aussi est bon et bon marché, puis au lit !

Le lendemain, je visite le site de plantations de Damango de l'année dernière avec le responsable du site et quelques fermiers. C'est vraiment très intéressant, surtout de voir tous les arbres et leurs différentes utilisations !
En particulier, je découvre les différentes utilisations du Néré, dont le fruit peut servir à faire plusieurs types de nourriture, de la peinture, des cordes, un antiseptique... Assez impressionant !
C'est assez bon à manger cru, mais je pense que c'est meilleur cuisiné.
Ensuite, je tiens une rencontre avec les fermiers, à laquelle je n'étais pas du tout préparé...
Daryl semble avoir organisé mon emploi du temps sans que j'en sois informé. C'est pas grave, on improvise ! Finalement la rencontre est très sympathique et très intéressante.
J'apprends comment les fermiers entretiennent les sites de plantation, quelles sont leurs attentes, leurs problèmes... Ils semblent penser que je peux les aider bien plus que ce que je peux réellement faire, mais il faut s'y faire ici, quand on a la peau blanche...
Je passe toute la matinée avec eux et c'est finalement à la pépinière que nous nous séparons. Je retrouve alors Daryl au bureau d'A Rocha (et oui ici A Rocha Ghana a un bureau depuis bien plus longtemps qu'à Kumasi !). Le bureau est vraiment bien situé et en évidence avec un joli panneau (je vais tâcher de prendre une photo), juste à côté du palais du Roi local.
Car ici, rien à voir avec Kumasi niveau culturel ! Les gens ne parlent pas twi mais Gondja, et ils sont très majoritairement musulmans. Par contre ils sont toujours aussi gentils et accueillants !

Aujourd'hui, par contre, je passe la matinée à Larabanga, un village assez important près du parc national de Mole, avec une mosquée traditionnelle en terre très connue. Je ne l'ai pas encore visitée mais promi je met des photos dès que j'y vais ! L'arrivée au village est assez irréelle :
Déjà parce que j'y vais en... moto ! Non je ne conduis pas, mais je suis transporté par Daryl. Ma première expérience sur 2 roues à moteur! Emotion... Non en fait y a personne sur la route donc c'est pas vraiment dangereux.
Ensuite parce que nous nous retrouvons dans un meeting avec les fermiers, hommes et femmes, habillés en tenue traditionnelle, l'imam qui fait sa prière avant le début de la réunion, au milieu de maisons en terre au toit plat vraiment sorties d'un autre âge, avec un traducteur, les enfants à moitié nus qui jouent un peu partout, les chêvres, les poulets partout... à un moment j'ai pris du recul intérieurement et je me suis dit "mais où suis je ?", c'est dans ces moments que les souvenirs de films avec Robert Redford du genre out of Africa reviennent !
Je dois biensûr me présenter, expliquer pourquoi je suis ici, leur poser des questions... Tout cela biensûr en impro totale car évidemment Daryl a homis de m'en parler avant de partir...
Nous visitons ensuite le site de plantation de l'année dernière, et je me retrouve dans la peau de l'expert forestier, prodiguant conseils et posant des questions sur la gestion...
Nous rencontrons également un autre groupe de fermiers, toujours sans que je sois au courant à l'avance... Ce sont les fermiers qui vont s'occuper du site de plantation de cette année. La rencontre est vraiment très enrichissante, surtout quand Daryl se met à leur expliquer le changement climatique... Je pense qu'on ne réalise pas que des gens dans des communautés perdus peuvent être interpellés par ces questions ainsi que par la gestion durable et sur le long terme !
Daryl toujours, me présente comme son chef (!), ce qui ne manque pas d'étonner quand je leur dis que je suis toujours étudiant...

Après quelques visites des futures sites de plantation pour cette année, nous rentrons à Damango.

Demain, je vais à Mole ! Le parc National, réveil à 4h du mat !




Un dawadawa / Des fermiers de Damango

Savanne arborée à Larabanga
Mini meeting avec les fermiers après la visite du site de plantation

La moto !!! / Le thé, hygiène précaire (?)

Une maison traditionnelle à Larabanga

vendredi 18 avril 2008

Hey déjà cinq jours que je ne vous ai pas donné de nouvelles ! Il faut que je m'améliore.






Bon alors quoi de neuf au Ghana ?Et bien pas mal de choses !Dimanche je suis parti avec Steven pour l'après-midi à la réserve forestière de Bobiri, également centre touristique pour son "sanctuaire de papillons". Le site n'est pas loin (une trentaine de km de Fumesua), il faut prendre le trotro jusqu'à un petit village et c'est à 4km dans la forêt. En semaine il y a des voitures qui font le trajet, mais le dimanche, non... Donc une bonne marche de 3/4 d'heure au soleil. Heureusement on rentre vite dans la forêt, et là c'est vraiment joli : une forêt naturelle, certes exploitée, mais légalement et qui ressemble à une forêt ! C'est étonnant si proche de Kumasi. Les arbres font au moins 50m de haut, mais la plupart des gros ont déjà été coupés. Le sanctuaire est un lieu très joli, bien entretenu, où il est possible de passer la nuit. Malheureusement on ne m'a pas dit qu'il faut payer ! 3 cédis par personne pour accéder à la forêt et 4 si on veut une visite guidée. Nous y allons seuls, espérant voir quelques oiseaux, mais l'après-midi est trop calme, et nous "profitons" du passage de quelques grumiers... Je vous met quelques photos quand même, un calao et quelques papillons, pour vous montrer qu'on y était. Je pense y retourner un matin très tôt pour voir les oiseaux au réveil. Il parait que c'est beaucoup plus intéressant !


La forêt de Bobiri





Papillons




Calao longibande (Tockus fasciatus).


Le début de semaine me permet de faire une heureuse rencontre : étant allé déjeuner à la cantine du FORIG (institut de recherche forestière) après être passé à la bibliothèque, un monsieur assez âgé vient s'assoir à ma table, et nous commençons à discuter de mon stage. Il est très intéressé par le projet Climate Stewards, et j'apprends alors qu'il est l'ancien directeur du FORIG et qu'il y travaille toujours comme consultant. Ayant pris sa "retraite" l'année précédente, il connaît bien entendu tout le monde, et il me propose son aide pour toute recherche d'information ! En plus il habite juste derrière chez moi, à Fumesua. La semaine commence donc très bien, ce qui me remotive après les difficultés que j'avais rencontrées la semaine dernière.Malheureusement, l'après midi, je marche dans un trou et me fais un énorme hématome à la jambe. Mais rien de grave rassurez vous ! Juste de quoi m'empêcher de courrir.












Mardi me permet de faire d'autres bonnes rencontres pour mon stage, comme M. Pentsil, responsable des plantations pour le service forestier. Une personne très abordable et très disponible. Nous proposons d'organiser des visites de site de leurs plantations pour dans 2 semaines.












Mercredi est un peu plus stressant car nous nous rendons avec Emma à Agogo, à près de 2h de route, pour visiter un site planté par A Rocha l'année dernière, alors que nous devons nous rendre l'après-midi aux funérailles de la grand-mère d'Edmund, décédée mercredi dernier. Nous sommes "malheureusement" très bien accueillis à Agogo par le responsable du site, et nous restons sur place jusqu'à près de 13h. Le temps de revenir, nous sommes aux funérailles à seulement 15h. Steven et Samuel (un voisin) m'attendent depuis plus de 2h...Comme je vous disais, la grand-mère d'Edmund est décédée à l'âge de 67ans la semaine dernière, assez brusquement, même si elle était très malade. Edmund a été très pris toute la semaine car il lui fallait organiser un tas de choses pour les funérailles d'une semaine.












Les funérailles sont séparées en deux temps ici. Il y a d'abord une semaine de deuil pendant laquelle la famille reçoit les condoléances, et qui se termine par un rassemblement une semaine après le décès (hier donc). Puis, 40 jours après, se déroulent les "vraies" funérailles, où toute la famille doit être présente. Cela laisse le temps à ceux qui sont à l'étranger de venir, mais c'est surtout à cause d'une croyance que veut que l'âme des morts monte au ciel 40 jours après leur décès.Dans la région Ashanti, de Kumasi donc, les funérailles sont une tradition très très forte. On voit en permanence des gens habillés en noir ou en rouge s'y rendant ou en revenant. C'est très populaire et c'est l'occasion de revoir plein de monde.Edmund a été très très triste et occupé pendant cette semaine. D'une part parce que, étant l'aîné des petits enfants, il était très proche d'elle. D'autre part parce que il y a presque que des filles dans sa famille et de fait il avait énormément de responsabilités pour organiser, malgré son jeune âge.J'ai donc assisté aux funérailles "one week celebration" comme on dit ici. Edmund m'a demandé de prendre des photos. Mais je lui demanderai l'autorisation avant de les mettre en ligne car c'est un privilège rare que de pouvoir photographier cet évènement (seules les personnes autorisées peuvent le faire). En gros, tout le monde est habillé en noir et ou en rouge. Il y a des tentes montées autour d'un "hôtel"de fleurs avec les photos du défunt, et la famille est assise dessous ainsi que les amis et sympathisants. Chaque personne qui arrive salue la famille assise au premier rang puis va faire une donation pour aider. Quelqu'un annonce régulièrement les différents dons. Il y a aussi des musiciens et des chanteuses, et les gens dansent, en pleurant ou pas, devant l'hôtel de fleurs. On peut partir dès que son don a été annoncé. Il y avait plusieurs centaines de personnes présentent, revêtues de leurs plus beaux habits de deuil, c'était vraiment impressionnant.












Sinon aujourd'hui j'ai donné mon premier cours de français à mes colocataires et amis (Steven, Samuel, Edmund, sa copine Joséphine, et Justice le frère de Steven). Ici tout le monde veut parler français, c'est impressionnant ! Car le pays est enclavé par des pays francophones, et tout poste international ici requiert de parler français. Il y a vraiment de quoi faire un business. Mais je donne mon cours gratuitement.


Steven (à droite) et son frère Justice


La maison




Voilà pour les dernières news!












Ce week-end, départ pour Damongo!

samedi 12 avril 2008

Petits défis de la vie quotidienne au Ghana

Bon il semble qu'il faille que je mette les choses au clair. Certes je n'ai pas parlé de points négatifs ou de quelconques difficultés jusqu'ici, mais cela ne veut pas dire que tout est facile ici ! C'est juste que finalement ce n'est pas si important. Mais pour satisfaire les curieux, voici une liste des petits défis quotidiens de la vie au Ghana :
- L'eau
Je pense que c'est le plus gros problème ici, surtout pour un Obruni comme moi. Il n'y a pas d'eau courante à Fumesua (où j'habite), ce qui a certaines implications : douche au seau, lessive à la main, vaisselle à la main, remplir les toilettes au seau, et surtout NE PAS BOIRE l'eau. On s'y fait vite, mais je vous assure que je pense très fort tous les week-end à l'inventaire du lave linge... Heureusement ici il pleut souvent ce qui permet d'avoir de l'eau pour les toilettes. Il y a 4 qualités d'eau : l'eau pour boire, l'eau pour cuisiner, l'eau pour se laver et faire la vaisselle, l'eau pour les toilettes.
Pour boire, deux solutions : soit décontaminer l'eau avec des pillules, soit acheter de l'eau ! Personnellement, je combine les deux. Car l'eau est assez chère ici. Elle se vent surtout en sachets de 0,5L ("sachet watter" comme ils disent), mais il ya toutes sortes de marques et de qualités différentes. J'essaierai de vous mettre une photo dans les prochains jours. J'achète l'eau de Voltic (non non pas Volvic...), qui est la meilleure mais aussi la plus chère, car attention à ne pas se faire avoir ! Il y a des eaux qui sont juste filtrées...
- Les fruits et légumes
Ils sont très bons mais l'hygiène est assez précaire. Il faut donc les laver tout de suite après l'achat, au moins au vinaigre, puis à l'eau de cuisine, puis les mettre au frigo.
- La pluie
Quand il pleut ici, il ne fait pas semblant. Tout s'arrête d'un coup, les voitures, les commerces, les gens... Heureusement cela ne dure pas plus d'une heure.
- Le soleil
Comme la pluie, il ne fait pas semblant de cogner... Crême solaire obligatoire, chapeau et mouchoir en tissu pour s'éponger car ici on peut transpirer plusieurs litres d'eau !
- La poussière
Il y en a toujours plein dans l'air, ce qui fait que dès que l'on transpire, elle colle, et on devient orange... D'où la nécessité de se doucher au moins 2 fois par jours!
- Les moustiques
Même si il n'y en a pas beaucoup, il faut faire attention au lever et au coucher du soleil. Je me suis fais piquer quelques fois déjà, surtout aux pieds. Donc manches longues et répulsifs sont de sortie ! Ainsi que le bon vieux diffuseur électrique RAID pour la nuit (d'ailleurs bien efficace, il me permet de dormir sans moustiquaire).
- Les autres bébètes
Je dis ça surtout pour vous mesdemoiselles parce que moi ça ne me fait ni chaud ni froid. Mais ici il y a des tonnes d'insectes et autres invertébrés partout. Des grenouilles dans la douche, des fourmis énormes qui vous passe sur la tête la nuit, des blattes géantes... D'ailleurs mon RAID est un peu trop efficace car je trouve tous les matins un tas de fourmis mortes sur le sol de ma chambre.
- L'électricité
J'oubliais ce point... Mais ici il y a plusieurs coupures d'électricité par jours ! Heureusement elles ne durent jamais longtemps. C'est pas très pratique le soir surtout quand on prend sa douche...
-Le réveil
Ici les gens dorment à 21h et se réveillent à 5h... finalement à la même heure qu'en France ! (ajouter + 2h). Mais pour moi c'est assez rude d'être réveillé à 5h par mon coloc qui fait le ménage ou le coq qui se met à chanter. J'essaye de m'habituer petit à petit.
- L'emploi du temps
La gestion du temps en Afrique mérite sa réputation. Ici quand on dit 8h, c'est plutôt 8h30 - 9h. Mais bon une fois qu'on le sait... El il ne faut pas compter réussir à tenir son planning. Il y aura toujours un contre temps quelque part ! Bref, soyons zen et surtout pas pressés !
Bon j'espère que votre curiosité est satisfaite ! Je pense qu'il y a d'autres petites choses qui me viendront à l'esprit plus tard. Promis, je vous en parlerai, pour pas que vous croyiez que je suis en vacances non plus !
Allez bon week end ;-)

Quelques oiseaux du jardin

Capucin nonnette (Lonchra cucullata)

Guêpiers nains (adulte et immature) (Merops pusillus)